Héberger Uptime Kuma sur un VPS géré, c'est surveiller vos sites, vos API et vos serveurs depuis une machine à vous, que nos équipes tiennent à jour et supervisent jour et nuit. Uptime Kuma est un logiciel libre sous licence MIT. Ce guide suit sa documentation officielle : l'installation avec Docker Compose, HTTPS, la base de données, les notifications, les sauvegardes et les mises à jour.
Par Simon Vasconcelos Lee
Publié le 4 novembre 2026Lecture : 7 minutes
data sur un disque local.data, conteneur arrêté, et mettez à jour avec docker compose pull.Uptime Kuma interroge vos services à intervalle régulier, jusqu'à toutes les 20 secondes, garde l'historique de leurs réponses et vous prévient dès que l'un d'eux ne répond plus. Il s'utilise depuis une interface web, disponible en plusieurs langues.
Placez Uptime Kuma sur un autre serveur que les services qu'il surveille. Sur une machine distincte, il voit la panne de l'extérieur et envoie l'alerte pendant que vos services sont arrêtés.
Uptime Kuma est publié sous licence MIT. Elle autorise à utiliser, copier, modifier, fusionner, publier, distribuer, sous-licencier et vendre le logiciel, à une condition : garder la mention de copyright et le texte de la licence dans toute copie.
Vous pouvez donc faire tourner Uptime Kuma en entreprise, y surveiller les services de vos clients et leur ouvrir des pages d'état, sans licence à acheter.
La documentation d'Uptime Kuma commence par Docker Compose. Sur un serveur où Docker est installé, créez un dossier et récupérez le fichier officiel :
mkdir uptime-kuma
cd uptime-kuma
curl -o compose.yaml https://raw.githubusercontent.com/louislam/uptime-kuma/master/compose.yaml
Le fichier du projet publie le port 3001 sur toutes les adresses du serveur. Derrière un mandataire inverse, limitez-le à l'adresse locale, comme le propose le README :
services:
uptime-kuma:
image: louislam/uptime-kuma:2
restart: unless-stopped
volumes:
- ./data:/app/data
ports:
- "127.0.0.1:3001:3001"
docker compose up -d
127.0.0.1 : Docker publie par défaut sur toutes les adresses du serveur, avant les règles du pare-feu ufw. En local, Uptime Kuma s'atteint par le seul mandataire inverse.data sur un disque local : il garde la base kuma.db, les fichiers envoyés et les captures d'écran. Le projet écarte NFS et les autres systèmes de fichiers réseau, car SQLite a besoin de verrous de fichiers fiables.2 suit la version 2 d'Uptime Kuma, et le passage à une version majeure suivante reste un choix de votre part.2-slim est plus légère, environ 185 Mo à télécharger contre 620 Mo : elle laisse de côté Chromium et le MariaDB intégré que porte l'image 2. L'image 2 est celle que le projet recommande, et une sonde « Browser Engine » demande alors un Chromium externe avec 2-slim.Au premier lancement, ouvrez l'interface : un assistant vous fait choisir la base de données, puis créer le compte administrateur. Activez la double authentification dès la première connexion.
Le projet ne chiffre ni la mémoire ni le processeur : la taille dépend du nombre de services à surveiller et de la fréquence voulue. Sur un VPS géré, décrivez-nous votre usage et nous vous recommandons la taille qui convient.
Sur un réseau public, le projet demande HTTPS. Uptime Kuma repose sur WebSocket : le mandataire inverse doit transmettre les en-têtes Upgrade et Connection. Il se sert à la racine d'un domaine ou d'un sous-domaine, et son wiki écarte les sous-dossiers comme example.com/uptimekuma.
Caddy obtient et renouvelle seul le certificat, et transmet WebSocket sans réglage de plus :
uptime.example.com {
reverse_proxy 127.0.0.1:3001
}
server {
listen 80;
server_name uptime.example.com;
location / {
proxy_pass http://localhost:3001;
proxy_http_version 1.1;
proxy_set_header Upgrade $http_upgrade;
proxy_set_header Connection "upgrade";
proxy_set_header Host $host;
}
}
Certbot installe ensuite le certificat Let's Encrypt et la redirection vers HTTPS, puis renouvelle le certificat de lui-même :
sudo certbot --nginx -d uptime.example.com
Quand Uptime Kuma n'est joignable que par le mandataire, ouvrez ses réglages, « Settings », « Reverse Proxy », « HTTP Headers », et passez « Trust Proxy » à « Yes » : les journaux affichent alors l'adresse réelle des visiteurs.
Depuis sa version 2, Uptime Kuma propose trois bases, au choix de l'assistant du premier lancement :
| Base | Mise en place | Sauvegarde |
|---|---|---|
| SQLite | Aucune : un fichier, data/kuma.db | Copie du dossier data, conteneur arrêté |
| MariaDB intégré | Aucune : fourni par l'image 2 | Copie du dossier data, conteneur arrêté |
| MariaDB externe | Votre serveur MariaDB, et ses accès | Export de la base, en plus du dossier data |
Pour fixer le choix d'avance, sans passer par l'assistant, les variables UPTIME_KUMA_DB_TYPE, UPTIME_KUMA_DB_HOSTNAME, UPTIME_KUMA_DB_PORT, UPTIME_KUMA_DB_NAME, UPTIME_KUMA_DB_USERNAME et UPTIME_KUMA_DB_PASSWORD s'ajoutent au service dans compose.yaml.
Une sonde ne sert que si l'alerte vous parvient. Déclarez vos canaux dans « Settings », « Notifications », envoyez un message d'essai depuis chacun, et prévoyez-en deux, par exemple une messagerie et l'e-mail : si l'un tombe, l'autre prend le relais.
Pour l'e-mail, Uptime Kuma se connecte à un serveur SMTP. Sur un VPS Simafri, l'envoi passe par un relais authentifié, sur le port 587 : l'adresse d'un compte de messagerie que vous avez déjà, ou Simafri Suite.
Depuis la version 2, la sauvegarde du dossier data est la seule méthode que le projet prend en charge. Avec SQLite ou le MariaDB intégré, tout y tient. Une base SQLite copiée en pleine écriture peut se retrouver corrompue : arrêtez le conteneur le temps de la copie, en sachant que les sondes s'arrêtent avec lui.
docker compose stop
tar -czf uptime-kuma-$(date +%F).tar.gz data
docker compose start
Le wiki du projet donne deux commandes, depuis le dossier du compose.yaml. Le dossier data reste en place :
docker compose pull
docker compose up -d --force-recreate
Lisez les notes de version avant chaque mise à jour : certaines portent des correctifs de sécurité, comme la 2.5.9 du 31 octobre 2026. Une sauvegarde juste avant vous donne un retour arrière simple.
Le passage de la version 1 à la version 2 demande plus de soin : sauvegardez le dossier data, conteneur arrêté, et laissez la migration aller à son terme, car une migration interrompue impose de restaurer la sauvegarde. Le projet a relevé environ 7 minutes pour 20 sondes et 90 jours d'historique, et bien plus sur une machine modeste ou avec davantage de sondes.
L'auto-hébergement demande de tenir le serveur en plus de l'application. Sur un VPS géré, nos équipes prennent le serveur en main et suivent votre instance de manière proactive ; Uptime Kuma reste votre logiciel, avec ses réglages et ses données.
| Sujet | Nos équipes | Vous |
|---|---|---|
| Le serveur | Mises à jour du système et de la sécurité, interventions sur le serveur comprises | Le moment qui convient à votre activité |
| La supervision | Serveur suivi 24 h/24 et 7 j/7, avec intervention sans attendre votre appel | Les sondes et les alertes de vos propres services |
| Uptime Kuma | Suivi proactif : erreurs, lenteurs et espace disque repérés, correction recommandée | Son installation, ses mises à jour et ses réglages, que vous appliquez, vous ou votre assistant IA |
| Les sauvegardes | Chaque nuit, chiffrées et gardées hors de la machine ; restauration comprise | La demande de restauration, quand vous en avez besoin |
| La migration | Votre serveur actuel migré, offert | Le moment de la bascule |
Si vous préférez que nos équipes interviennent dans l'application elle-même, cette prestation se facture à l'heure ou au forfait, avec un chiffrage communiqué avant l'intervention.
Avec un VPS géré Simafri, nos équipes tiennent à jour le serveur de votre instance Uptime Kuma, le surveillent jour et nuit et interviennent sans attendre votre appel ; elles suivent aussi votre instance de manière proactive et vous recommandent les corrections utiles, que vous appliquez, vous ou votre assistant IA. Les sauvegardes sont chiffrées chaque nuit et gardées hors de la machine, leur restauration est comprise, et la migration de votre serveur actuel est offerte.
Oui. Uptime Kuma est sous licence MIT : vous pouvez l'utiliser en entreprise, y surveiller les services de vos clients et leur ouvrir des pages d'état, en gardant sa mention de licence. Reste le coût du serveur qui le fait tourner.
Créez un dossier, récupérez le fichier compose.yaml du projet, puis lancez docker compose up -d. L'interface répond sur le port 3001, où un assistant vous fait choisir la base de données et créer le compte administrateur.
Il fonctionne ainsi, mais une panne de la machine arrêterait le site et son alerte en même temps. Placez Uptime Kuma sur un autre serveur que les services qu'il surveille : il voit la panne de l'extérieur et vous prévient.
Uptime Kuma repose sur WebSocket : le mandataire doit transmettre les en-têtes Upgrade et Connection, ce que Caddy fait de lui-même. Servez-le à la racine d'un domaine ou d'un sous-domaine, puis passez Trust Proxy à Yes dans ses réglages.
SQLite, la plus simple, tient dans un fichier du dossier data. La version 2 propose aussi un MariaDB intégré à l'image 2, ou votre propre serveur MariaDB. Le choix se fait à l'assistant du premier lancement.
Depuis le dossier du compose.yaml, lancez docker compose exec uptime-kuma npm run reset-password, puis suivez les questions. Le script remove-2fa retire de la même façon la double authentification si vous avez perdu son accès.
Un VPS géré couvre le serveur : système, sécurité, supervision et sauvegardes. Nos équipes suivent aussi votre instance de manière proactive et vous recommandent les corrections utiles, que vous appliquez. Une intervention dans l'application se facture à l'heure ou au forfait.
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